Fin du PVT au Japon : le bilan de cette année passée !

Chroniques Japonaises

Et oui, le PVT au Japon s’est terminé un peu plus tôt que prévu, et nous sommes rentrés dans notre fief bordelais. Emplis d’émotion et déjà nostalgiques, on a dû attendre un peu avant de faire le bilan, car c’était encore un peu trop tôt pour nous. Mais voilà, il est là ! On espère que ça vous inspirera, et vous aidera, si un jour vous vient l’idée de partir vivre au Japon 🙂

La décision de partir vivre au Japon

Après être rentrés d’un voyage au Japon en 2017, on ne pensait qu’à une seule chose : repartir. La décision s’est faite progressivement, pendant 6 mois environ après être rentrés du voyage et portés par la nostalgie de ce pays que l’on avait tant apprécié. Mais ce n’était pas si simple : comment faire ? Trouver un job sur internet, faire un entretien par Skype puis partir ? Faire un visa culturel ? Repartir en tourisme et improviser sur place ? Trouver une boîte française et se faire muter au Japon ? Passer nos journées sur Google Street View ? Trop complexe.

Le choix de faire un PVT

Après 6 mois passés à travailler et à réfléchir, on a trouvé la solution idéale : le PVT. Ça correspondait à ce qu’on voulait : passer une année au Japon, ni plus ni moins, tout en ayant la possibilité d’y travailler. Un dossier à préparer et faire valider à Paris, c’est tout. On s’était dit que ça correspondait bien à ce qu’on cherchait. De retour du Japon le 25 avril 2017, la date de départ nous est apparue comme une évidence. On a décidé de repartir un an plus tard jour pour jour, le 25 avril 2018. Il nous restait environ 6 mois après la décision de partir pour nous préparer mentalement et financièrement au grand départ.

Arashiyama, Kyoto

Le stress du départ

La date de départ arrivant à grand pas, c’était bizarre de constater à quel point l’excitation pouvait se mixer aussi bien avec l’angoisse : quitter famille, amis, appartement,… pour ne mettre que l’essentiel dans deux valises de 80L. Tout ça pour partir dans un pays à 11000km, à l’opposé de notre culture et sans bien parler la langue. Ça nous a valu quelques bonnes nuits blanches !

Deux semaines avant le départ, on a pu réserver un appartement avec l’agence Fontana à Tokyo. Et merci à eux, car ça nous a évité beaucoup de stress, même si on savait pas du tout si c’était fiable et si on allait pas se prendre un lapin une fois sur place. Au final tout s’est bien passé, et avec le recul on se dit que c’est bizarrement assez simple de tout quitter et d’aller s’installer loin. Se réveiller dans son lit pour s’endormir à l’autre bout du monde, c’est spécial mais ça se fait naturellement.

Les aléas d’une expatriation

Bien sûr que tout n’est pas rose lorsqu’on décide de partir à l’étranger, surtout au Japon, et encore mieux sans vraiment parler japonais !

Nara
Nara, un soir

L’illusion du choix, ou presque

La première chose qui nous revient, c’est notre première semaine. Je disais que c’était simple un peu plus haut, mais l’arrivée n’en était pas moins stressante pour nous deux… surtout les premières 48h. Sur la partie administrative déjà : entre l’appartement, le forfait téléphonique et la carte résident, y’a de quoi faire… Mais aussi sur la partie émotionnelle : pas facile les premiers jours de se retrouver dans un pays si différent du notre, d’autant plus que malgré tous nos voyages précédents, nous ne nous étions jamais expatriés. Vu qu’on a tendance à apprécier l’improvisation, on s’est retrouvés les premiers jours à se dire « et… on fait quoi, maintenant ? ». Le champ des possibles étant vaste, l’illusion du choix peut faire tourner la tête. Il faut arriver à tout rationaliser et agir pas à pas. Ça parait très sérieux dit comme ça, mais en réalité ça allait, surtout parce qu’on était deux et qu’on s’est énormément soutenus dans les moments de doutes.

Nara
Nara (oui la photo n’a rien à voir !)

La météo capricieuse

On pense aussi à la météo : l’été au Japon, c’était dur. On était pas du tout préparés. 40  degrés 24h sur 24h pendant 2 mois (juillet et août), sans parler de l’humidité… Je ne vous explique pas le soulagement en septembre quand on a eu les premières pluies (et accessoirement le typhon Jebi qui a littéralement coulé l’aéroport d’Osaka et nos billets d’avions pour Okinawa !). Il paraît que c’était une canicule exceptionnelle mais quand bien même, c’était long et particulièrement intense. Ça nous a plus ou moins plombé notre été. Difficile de visiter le pays avec de telles conditions…

La malédiction de l’administration française

Elle nous a suivi jusqu’au Japon ! Les petits tracas qu’on a eu avec la France ont été très longs à gérer. C’est bête mais, on avait pas prévu de gérer la partie « hors-forfait » de nos téléphones niveau budget dès qu’on a eu un soucis côté France… Ces petits tracas réglés en 10 secondes chez nous ont parfois pris énormément de temps pour être réglés à l’autre bout du monde. Mais bon, c’est comme ça, et au final c’était le cadet de nos soucis.

Quid d’Osaka ?

Une fois à Kyoto on a par contre parfois regretté de ne pas être allés vivre à Osaka. Malgré l’abondance des festivals traditionnels et l’ambiance typiquement japonaise de Kyoto, la ville n’est pas très animée. Par contre, Kyoto est une ville proche de la nature, et c’est en partie pour ça que nous avons décidé d’y vivre, avec la plage et la montagne à une trentaine de minutes de l’appartement. Tout ça sans parler des innombrables temples que l’on connaît par-coeur maintenant, avec une forte préférence pour le Kodai-ji et le Senko-ji. C’est une ville très préservée et question culture, c’est difficile d’en être déçu.

Séoul, la désillusion

Ça nous fait du mal de l’admettre mais on a pas vraiment apprécié notre semaine à Séoul. On en rêvait et ce n’était pas si bien que ça. On ne regrette pas d’y être allés malgré tout, car c’était une sacrée expérience. On a pu s’essayer au racisme anti-blanc, aux nuages de pollutions, à l’architecture démesurée (le quartier Gangnam…) à la grisaille… à la gastronomie qui laisse à désirer, et à l’accueil relativement glacial des coréens. Déçus aussi de ne pas avoir pu aller à la frontière, c’était étrangement très cher et difficile d’accès (il faut mettre le prix si on ne veut pas juste faire un tour en bus en passant par un musée inconnu du bataillon). Si vous prévoyez de le faire, préparez l’excursion bien en avance et 100-150€ de côté. Par contre, on était contents de trouver des terrasses et une ambiance plus européenne qu’au Japon.

Myeongdong, Séoul
Euljiro-ga, Séoul
Gangnam, Séoul

Les petits tracas et parler japonais

Un coup de stress passager : on se souviendra longtemps de la fois où le loueur de voiture a planté nos deux cartes bancaires en même temps. Il ne savait pas se servir du boîtier… Tiens mais, on fait quoi sans argent en fait ? Après avoir attendu 16h pour appeler nos banques, décalage horaire oblige, nous nous en sommes tirés avec un peu plus de 60€ de hors-forfait et une journée gâchée. La solution était d’aller faire un simple paiement dans une boutique pour ré-activer la puce (comme ça si jamais ça vous arrive, vous saurez quoi faire !)

On en a déjà parlé aussi mais au fond, ce qui a le plus posé un problème, c’est la langue : on avait pas assez révisé avant de partir, et ça nous a joué des tours, plus d’une fois.

Un conseil : apprenez le japonais avant de partir ! L’anglais ne suffit pas 🙂

Les coups de coeur, la vie Tokyo, à Kyoto, et tout le reste

Globalement, on ne regrette rien de ce PVT ! On ne reviendra pas sur la gentillesse et l’accueil extrêmement chaleureux des japonais. Pas sur la propreté, le respect mutuel en société et la logistique imparable du pays tout entier (on a déjà assez saoulé nos proches comme ça !). On ne reparlera pas non plus de l’adoration qu’on avait pour les ¥100 Shops, les ラーメン, les parcs magnifiques, la nature… On va quand même essayer de faire une petite synthèse de tout ça 🙂

Les coups de coeur

Entre la quantité assez astronomique de choses qu’on a pu voir et les énormes coups de coeurs qu’on a eu, on n’arrive même plus à se souvenir de tout…

… Mais quand on nous pose la question de nos coups de coeurs, c’est instantané : Fuji, Enoshima, le Mont Koya et Omi-Maiko. C’est les quatre endroits qui nous ont le plus marqués au Japon. Le Mont Koya en premier pour Juliette et très probablement Omi-Maiko pour moi !

Le Mont Fuji depuis Kawaguchiko
Le Mont Fuji depuis Kawaguchiko
mount koya
Le cimetière Okuno-in au Mont Koya
La route du Mont Koya
La route du Mont Koya

On oubliera jamais non plus les deux semaines passées avec l’un de nos meilleurs amis venu nous voir, les road-trips au nord de Kyoto… et le fou rire général quand Juliette a reçu une énorme tête de poisson grillée dans un des seuls restaurants de la ville d’Obama en commandant au hasard !

Faut imaginer la tête de Juliette en voyant ça

À part ça, on ne peut que vous recommander de louer une voiture et d’aller vous balader de temps en temps. Surtout pour le Mont Koya. Ça ne coûte pas si cher que ça et ça vaut vraiment le coup ! Pas d’inquiétudes, la conduite à gauche et le volant à droite, on s’y fait vite 😀

Japon Wakayama
Le genre d’endroits accessibles qu’en voiture, pas loin de Wakayama
Notre limousine garée.
Notre limousine garée sur la route du Mont Koya

2 mois à Tokyo

On a longtemps regretté d’être partis de Tokyo. Mais, avec du recul, on se dit que c’était vraiment trop cher pour y vivre, sans avoir un bon job qui paie bien. La ville regorge tellement de trucs à faire, c’est effarant. Et puis y’a cette ambiance… Tokyo, c’est Tokyo. Elle restera à tout jamais notre ville favorite ! On y est revenus juste avant de partir et c’était émouvant. Si vous êtes à Tokyo, question rencontres, on vous conseille vivement de vous rapprocher du groupe Facebook (et du bar) Bonjour Tokyo. On vous recommande aussi d’aller au bar SpeakEasy à Otsuka, c’est là qu’on a pu se faire quelques amis ! Un grand merci à toi Hirofumi si tu lis cet article 🙂

Tokyo, Shibuya Crossing
Tokyo, Shibuya Crossing
Meiji-Jingu, Tokyo, Yoyogi-koen, Harajuku
Meiji-Jingu, Tokyo, Yoyogi-koen, Harajuku

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Tokyo, People of Shibuya, Chroniques Japonaises
Tokyo, Iidabashi
Tokyo, People of Shibuya, Chroniques Japonaises
Tokyo, Harajuku
Chroniques Japonaises - Photos Tokyo
Yoyogi, Tokyo
Shibuya, Tokyo, bonnes adresses
Shibuya, Tokyo
Meilleures terrasses à Tokyo
Hamarikyu, Tokyo

L’installation à Kyoto

Après Tokyo, on a passé le reste de notre PVT à Kyoto. On recommande vivement d’y vivre, même si on privilégierait maintenant plus l’est ou le nord-est de la ville pour vivre (vers Demashiyanagi) et pas Shijo-Omiya où on était.

Rues de Kyoto en automne, cette année
Rues de Kyoto en automne, cette année
Kiyomizu-dera, Kyoto
Kiyomizu-dera, Kyoto
Arashiyama
Kyoto, Gion Shirakawa
Kyoto, le pont Shijoo
Kiyomizu-dera, Kyoto, vue sur la ville
Kiyomizu-dera, Kyoto, vue sur la ville

On avait nos amis (français) rencontrés sur la route, puis quelques rencontres d’expatriés et de japonais par-ci, par-là. Si jamais vous décidez d’aller y vivre, faites un tour chez Philippe (F.S.N) et s’il fait beau, passez par Omi-Maiko. C’est de loin notre endroit favori sur la terre entière, et on aurait presque parfois l’envie de faire l’aller-retour en 24h juste pour revenir sur cette plage.

Lac Biwa, plage d'Omi-Maiko
Lac Biwa, plage d’Omi-Maiko
Daihikakuzan, Senko-ji (temple à l'est de Kyoto dans la forêt)
Daihikakuzan, Senko-ji (l’intérieur du mini-temple à l’ouest de Kyoto dans la forêt)

Le retour en France

Il fallait bien y passer à un moment ou à un autre. Ça a été très éprouvant psychologiquement pour nous, de quitter ce pays qu’on aime tant. On faisait pas les fiers le dernier soir… et une fois de retour, on a dû faire face a plein de petits soucis, dont le fait retrouver un logement… surtout à Bordeaux. Mais en même temps, on était heureux de retrouver nos familles, nos amis, la gastronomie française, nos petites habitudes et les chips au comté ¯\_(ツ)_/¯.

La première chose qu'on a fait en rentrant : un détour par les Hautes-Pyrénées !
La première chose qu’on a fait en rentrant : un détour par les Hautes-Pyrénées !

On a vraiment le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien et on ne regrette rien. On aurait aimé rester plus longtemps mais ce n’était pas possible. On sait qu’on y reviendra, le Japon c’est un peu comme notre deuxième maison. En même temps, c’est maintenant l’endroit où on aura vécu le plus longtemps après Paris pour Juliette et Bordeaux pour moi. C’est une expérience indélébile. Et on ne peut que recommander à tout le monde de tenter l’expérience (en connaissant un minimum de japonais).

Chroniques Japonaises

En dehors de tous ces aspects positifs et négatifs, il y a aussi les à-côtés ! On a pu faire un live-stream avec la Mairie de Bordeaux pour Animasia en octobre, et nous sommes invités à la Foire Internationale de Bordeaux en Juin, pour venir parler de notre expérience. On est contents de pouvoir partager ça. Et puis, le blog : on ne s’attendait pas vraiment à un tel succès donc, merci pour vos retours.

On continuera de répondre à vos questions 🙂

Yasaka-Jinja, Kyoto
Bye-bye Kyoto…
Sayōnara!  バイバイジャパン、<3
Sayōnara!  バイバイジャパン、<3
Fin du PVT au Japon : le bilan de cette année passée !
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