Comment se loger à Tokyo ?

Chroniques Japonaises - iidabashi, Tokyo

Que ce soit pour un PVT ou pour tout autre type de VISA (autre que celui de touriste), que vous soyez déjà expatriés ou en attente d’expatriation, vous allez forcément partir en recherche d’un logement à Tokyo ou au Japon à un moment ou à un autre.

Du coup, on vous donne nos conseils et les bonnes agences à contacter !

En tourisme : AirBnB, plus compliqué qu’avant

Avant de commencer sur les conseils, un peu d’info (surtout vis à vis d’AirBnB)

Il faut savoir que le 15 juin 2018, une loi venant réguler AirBnB a fait son apparition sur l’ensemble du territoire nippon. Assez aggressive, c’est plus de 78% des appartements qui ont purement et simplement été enlevés de la plateforme, qui s’est mise en accord avec la nouvelle loi sur les locations touristiques (les minpaku). Pour mettre son logement sur AirBnB au Japon, il faut suivre ces règles :

  • Location limitée à 180 nuits par an
  • Obligation d’obtenir une licence et procéder à de nombreux contrôles
  • Remplir un document (apparemment très complexe) d’enregistrement
  • Installation de nouveaux équipements de sécurité
  • Se lier à une agence de gestion locative
  • Avoir l’approbation des syndics de copropriété pour les immeubles

Si ce n’est pas respecté, les proprios peuvent encourir jusqu’à 1 million de yens d’amende (780 000€), et possiblement de la prison. Et encore, certaines villes ou arrondissements sont plus sévères, comme à Kyoto, où les locations dans les zones résidentielles ne sont autorisées QUE du 15 janvier au 16 mars. Et à Shibuya, uniquement le week-end.

Sans ça il est toujours possible de trouver sur AirBnB, même si c’est plus compliqué qu’avant, surtout à Kyoto et à Tokyo.

Après il reste toujours le couchsurfing et Booking bien évidemment !

Nouvelles loi contrant AirBnB au Japon
AirBnB au Japon

La location « classique » d’appartement : c’est compliqué

Obtenir un « vrai » appartement au Japon relève presque de l’impossible. Vous pouvez oublier l’idée… À moins d’être bilingue, d’avoir un job qui paye très bien, un vrai VISA de travail, des garants japonais, des connaissances ici, de la famille ou d’être marié à quelqu’un de nationalité japonaise… et encore.

Il faudra de plus toujours payer le Reikin (礼金, cadeau au propriétaire, qui comme son nom l’indique, ne se récupère pas, et correspond à 1 voire 2 mois de loyer) et avancer beaucoup, beaucoup d’argent, tels que l’assurance incendie ou la caution. Parfois, il y a aussi des frais d’agence ; je vous laisse imaginer le montant total. Enfin, le bail est souvent de 2 ans minimum, donc un peu compliqué pour les expatriés temporaires.

Et tout ça, c’est sans parler du fait que nous avons énormément entendu ici et là que les agences classiques refusent quasiment catégoriquement les étrangers. Souvent car elles ont peur que le gaijin ne prenne pas soin de l’appartement, mais aussi parce que c’est déjà arrivé. N’oubliez pas : les japonais ne rigolent pas beaucoup avec les règles, et sur ce genre de choses, ils sont extrêmement vigilants, voir méfiants. Mais ça peut se comprendre, surtout quand on voit la rigueur et la rigidité des choses ici.

Je ne savais pas quoi mettre pour illustrer l'article, du coup je met ce dessin d'arsenixc.
Je ne savais pas quoi mettre pour illustrer l’article, du coup je met ce dessin d’arsenixc.

Bref, si vous partez en PVT comme nous, on imagine que vous avez mis suffisamment de côté pour une année tout en travaillant à côté, mais certainement pas assez pour vous ruiner dès le premier mois sur un appartement, sans parler du fait que dans les agences classiques, ils ne sont généralement pas meublés.

LE PLUS SIMPLE : LES SHARE HOUSES

Sur le long terme, pour se loger sur Tokyo et ailleurs au Japon, vous avez deux solutions :

  • Louer une chambre en share house
  • Louer un appartement privé sans passer par une agence classique

Les compagnies les plus connues sont Oakhouse, Bamboo House, et Sakura, cette dernière étant de loin la moins bien réputée. Notez qu’elles proposent aussi des appartements privés (voir plus bas 😉 ).

De tout ce qu’on a entendu, les deux premières sont fiables, et vous pouvez leur faire confiance. Ils répondent aussi très rapidement par e-mail.

Site de Oakhouse
Site de Oakhouse (on vous conseille la recherche par carte directement)

Nous ne sommes pas passés par une share house (du moins, pas encore) mais c’est le système le plus courant pour les PVTistes et tout les autres expats. C’est simple comme bonjour pour louer une chambre, c’est pas très cher, et plutôt fiable. L’idée c’est simplement de louer une chambre (entre 6 et 18 m2 généralement) dans un immeuble ou une grande maison. La cuisine, le salon, les WC et la salle de bain sont partagés et pas privés. Attention, ce n’est pas vraiment une coloc’, mais bel et bien une maison ou un immeuble partagés.

Les colocations sont quasi-inexistantes donc vous pouvez oublier, même si on en voit parfois sur Craiglist (et encore, c’est souvent réservé qu’aux japonais).

Il va néanmoins falloir prévoir un petit budget de départ : si vous réservez en avance, environ ¥20 000. Notez qu’il y a aussi toujours au moins ¥10 000 pour une personne supplémentaire. Par contre, pas de caution, et normalement, pas de frais de nettoyage. Pour le prix d’une chambre, ça varie énormément, de ¥30 000 (en dortoir surtout) jusqu’à ¥120 000 pour les plus luxueuses.

C’est une très bonne solution si vous êtes seul(e). Il y a des centaines de share houses sur Tokyo, et vous trouverez rapidement, surtout si vous n’êtes pas trop regardant sur l’emplacement.

Le plus confortable : l’appartement privé

Même si vous ne pouvez pas louer un vrai appartement, c’est quand même possible de louer un appartement gaijin friendly et facilement.

Les agences les plus connues sont les mêmes : Sakura House, Oakhouse, Bamboo House… auxquelles s’ajoutent Fontana à Tokyo, une agence spécialisée pour les étrangers. A noter qu’ils proposent aussi quelques share houses, mais surtout des appartements.

Ces appartements sont généralement plus chers, mais presque aussi simples à louer que des share houses. Pas de Reikin, pas de bail de deux ans, pas de garants, etc.

Nous sommes passés justement par Fontana, et si vous l’envisagez et que vous vous posez des questions, n’hésitez pas à nous demander 😉

Le site internet de Fontana
Le site internet de Fontana (oui je ne savais vraiment pas quoi mettre pour illustrer)

Grosso modo, sans vouloir faire de la pub gratuite, ils sont de confiance. Nous avons pu réserver un appartement rapidement avec Laurent, un de leur agent qui est Français, et aucun souci de la réservation jusqu’à l’emménagement. De toute façon, ils parlent tous anglais. Il va juste falloir prévoir un bail de deux mois minimum, des frais de nettoyage d’environ ¥20 000 lors du départ, et une caution équivalente à un mois de loyer. Une partie de l’avance se récupère quand on quitte le logement.

Les charges sont à votre charge, et non comprises dans le loyer : même s’ils ouvrent les contrats eux-mêmes, ce sera à vous de le fermer les contrats (gaz, eau, électricité) en appelant les compagnies avant le départ. Il s’agira aussi de payer vous-mêmes les factures pour les charges, mais ce n’est pas sorcier : il suffit d’aller au konbini du coin et de régler en cash ou en carte bleue en présentant la facture que vous aurez reçu par courrier. C’est louche au début (parce que tout est marqué en japonais, forcément…) mais en fait c’est hyper simple.

Pour les charges, il faut compter entre ¥6000 et ¥10 000 grand maximum par mois, sachant qu’en général c’est la clim l’été qui fait exploser le budget électricité (et non, vous ne vivrez pas sans 😉 ).

Pour conclure : quel budget, que prendre ?

D’une manière générale, n’angoissez pas trop pour votre recherche d’appartement, il existe pas mal de solutions au Japon (le truc facile à dire, sauf que nous aussi on était un peu en panique avant le départ ^^). Mais même si ça semble pas naturel de réserver à distance un appartement qu’on a jamais vu, les problèmes sont plutôt rares.

Pour le budget, comptez donc entre ¥45 000 la sharehouse si vous êtes seul, jusqu’à ¥120 000 charges comprises à deux pour un appartement (à Tokyo toujours, c’est moins élevé dans d’autres villes). Les grosses agences que je cite dans l’article répondent vite et seront là pour vous aider, et dans le pire des cas, il y a énormément d’expatriés français déjà sur place pour vous donner un coup de main (BONJOUR TOKYO sur Facebook, par exemple) ou nous, bien sûr !

N’hésitez pas à nous demander si vous avez des questions, on se fera un plaisir de vous aider 😉 Bonne recherche !

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