Visites autour de Kyoto : le Mont Kōya

mount koya

A 50 km au sud d’Osaka, en plein cœur du Kansai, se dresse le Mont Kōya, culminant à 1000 mètres d’altitude. C’est sans aucun doute un grand classique du Japon, conseillé dans tous les guides. Bonne nouvelle, il mérite amplement sa réputation ! On vous explique pourquoi c’est un endroit qui vaut absolument le détour si vous passez un peu de temps dans le Kansai…

Le Mont Koya : comment s’y rendre, combien de temps sur place

Notre premier conseil vis-à-vis du Mont Koya, est d’y passer au moins un grosse journée, voir même deux pour tout voir. On l’a découvert en une demi-journée et on était au final assez frustrés…

Si possible, essayez de vous y rendre en voiture, car la route est magnifique et fait tout autant partie de la visite que les temples. De plus, une fois sur place, il est plus facile de sillonner le village (organisé tout en longueur), et de vous rendre d’un temple à l’autre. Sans compter que le trajet est assez long en train depuis Osaka – et encore plus depuis Kyoto.

Mount koya
Au détour des montagnes, vers le Mont Koya

Si vous choisissez de vous y rendre en train depuis Osaka, il vous faudra emprunter la Nankai Line depuis la station Shin-Imamiya ou Namba. Comptez alors 1h15 de trajet. Arrivé à Gokurakubashi, vous devrez grimper dans un funiculaire qui vous fera monter dans les hauteurs et vous mènera à destination à la gare de Koya-San. Pour rallier le village, empruntez ensuite un bus. Comptez en tout minimum 2h de trajet (si vous prenez un train rapide Limited Express), pour un total d’environ 2000 yens (15€50).

Une fois sur place, vous pouvez choisir de vous déplacer à pied, ou bien d’emprunter les bus qui sillonnent le village de manière à rallier les différents points d’intérêts. Il existe un pass très complet et avantageux d’un point de vue tarifaire : le « Koya San World Heritage Ticket » qui inclut le trajet aller-retour, tous les bus en illimité et des réductions sur les entrées de certains temples. Ce ticket coûte 3400 yens (26€) et peut être acheté dans les gares Nankai ou bien en ligne via des agences.

Les incontournables du Mont Koya

  • Okuno-in

Le premier site de cette liste est l’Okuno-in, le plus grand cimetière du Japon. En effet, il abrite plus de 200 000 tombes, aussi bien bouddhistes que shintoïstes. Aussi majestueux que beau et émouvant, ce lieu unique en son genre nous a beaucoup marqués. Prévoyez du temps pour déambuler dans les allées, vous arrêter devant certaines tombes moussues, tendre l’oreille un instant et jeter un œil pour tenter d’apercevoir les pic verts qui rythment la visite de leurs becs. Entre les cèdres géants, tous plus impressionnants les uns que les autres, l’atmosphère est magique, à la fois mélancolique et reposante. Le jour où nous avons visité ce cimetière, il pleuvait, ce qui a rendu les lieux encore plus magiques. Pour les amateurs de photo, l’endroit est tout particulièrement photogénique.

Il est très difficile de rendre en photo la taille des cèdres japonais, qui mesurent parfois une centaine de mètres de hauts.

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Pour vous donner une idée de la taille de ces arbres… Comme un peu partout dans le Kansai, le typhon Jebi a fait pas mal de dégâts 🙁

On se sent petit, soudain…

Au bout d’une longue allée de pierre, vous trouverez le cœur du cimetière, le mausolée du moine Kobo Daishi (774-835), fondateur du bouddhisme Shingon, l’école bouddhique la plus répandue au Japon. C’est aussi lui qui a fondé les temples du Mont Koya et a rendu le lieu sacré. Passé le pont d’entrée, il est interdit de prendre des photos. Autour du bâtiment, le sol est couvert de galets blancs. En entrant, vous pourrez admirer les centaines de lanternes orangées qui brillent au plafond et parfois entendre les sutras psalmodiés par les moines. A l’arrière, les fidèles brûlent de l’encens en priant. En repartant du temple, ne manquez surtout pas un petit bâtiment à gauche, qui de l’extérieur ne paye pas de mine : c’est là que sont stockées les lanternes. Encore un endroit unique au calme absolu…

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A partir de ce pont, interdiction de photographier, manger ou même boire.
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Des lanternes par centaines…
  • Le temple Kongobu-ji

Sans aucun doute LE temple à ne pas manquer lors d’une journée à Koya-san. Contrairement au cimetière dont l’entrée est gratuite, il vous faudra cette fois ouvrir votre porte-monnaie et débourser 500 yens pour l’entrée. Il s’agit du temple principal du bouddhisme Shingon, son nom signifie « Temple de la Montagne du Diamant », et il est hautement sacré pour les pèlerins. Le bâtiment, construit en 1592, abrite de beaux panneaux et portes coulissantes peints. La cerise sur le gâteau est son superbe jardin de pierre « Banryūtei » (qu’on appelle à tort « jardin zen » en France), qui est ni plus ni moins que le plus grand du Japon…!

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Le beau jardin de pierre du temple
  • Danjo Garan

Très conseillé aussi, le Danjo Garan fut également fondé par le moine Kobo Daishi. Ce complexe regroupe de nombreux temples, mais ses deux principaux points d’intérêts sont le hall Kondo – qui a brûlé à 7 reprises et a été rebâtit autant de fois – ainsi que la pagode Konpon Daito. Avec ses quelques 49 mètres de haut et ses jolies teintes vermillon, cette pagode à deux étages a apparemment de quoi impressionner… Malheureusement, nous n’avons personnellement pas eu le temps d’y faire un tour ! 🙁

La pagode Konpon Daito
  • La porte Daimon

Si vous allez au Mont Koya en voiture, vous la verrez forcément : il s’agit en effet de la porte marquant l’entrée du lieu sacré. Initialement construit au XIe siècle, le bâtiment actuel date tout de même de 1705. Elle abrite deux grandes statues de gardiens, les Niō, des divinités bouddhiques empêchant les démons de pénétrer. Vous retrouverez ces divinités aux visages courroucés dans toutes les portes de ce type, les plus impressionnantes étant celles du Todai-Ji à Nara, qui sont tout bonnement immenses. La taille de la porte (25m de haut) la rend particulièrement impressionnante et elle constitue une belle manière d’appréhender ou de quitter les lieux.

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La porte Daimon du Mont Koya
Un des deux Nio de la porte Daimon

Vous l’aurez compris, la visite des différents points d’intérêts du Mont Koya est une expérience incontournable si vous vous rendez dans le Kansai.

Si vous souhaitez prolonger l’expérience, il est possible de passer une nuit dans un des temples du mont. Vous pouvez en effet loger dans un shukubo (nuit avec dîner et petit déjeuner) en compagnie des moines bouddhistes. Une nuit vous coûtera en général entre 10 000 et 15 000 yens par personne (de 77 à 115€). Pour choisir un temple-auberge et réserver, l’association de Koya-san a mis en place un site. Bref, foncez !

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